Créé en 1971 au stade Pierre-de-Coubertin, le tournoi de Paris est l'évènement du judo international de haut niveau en France. Rendez-vous incontournable du début d'année, il attire rapidement l'élite européenne et japonaise et devient finalement le plus grand tournoi du monde.
Ce qui distingue Paris des autres compétitions mondiales, c'est son public. Surnommé le "chaudron", Coubertin offre un cadre électrisant, dans une ambiance surchauffée où les meilleurs judokas de la planète rêvent de combattre. Une ferveur à la mesure de l'ambition de Jean-Louis Geymond, qui marque l'histoire du tournoi par sa régularité et son panache, dans sa conquête de la plus haute marche du podium.
En 1984, Jean-Louis Geymond marque les esprits par sa précocité. Surclassé, il tente sa chance et participe au Tournoi de Paris à seulement 17 ans. Il réalise alors un véritable exploit en éliminant le champion du monde en titre, l'Allemand de l'Est Detlef Ultsch, avant de s'incliner en demi-finale face au futur double champion olympique Peter Seisenbacher.
C'est en 1988 que Jean-Louis Geymond parvient à monter sur le podium. Certes il se heurte à une concurrence d'une densité exceptionnelle dans sa catégorie, devancé par Fabien Canu et Michel Nowak, mais en décrochant sa première médaille de bronze au Tournoi de Paris, il affirme son ambition de bousculer la hiérarchie.
En 1989, Jean-Louis Geymond confirme qu'il faut désormais compter sur lui pour rivaliser avec les plus grands. De plus en plus incisif, il écarte le Japonais Masao Murata, puis son compatriote Jean-Paul Levrel et se hisse en demi-finale... Mais Fabien Canu lui barre la route, alors que Pascal Tayot s'empare du titre. Jean-Louis Geymond continue d'apprendre. Il obtient la médaille de bronze en battant le Britannique Raymond Stevens.
« On ne juge pas un homme sur le nombre de fois qu’il tombe mais sur le nombre de fois qu’il se relève.» — Jigoro Kano
Si l'année 1990 débute par une défaite prématurée en championnat de France, qui sème le doute et l'interroge sur un changement de catégorie de poids, voire sur la poursuite de sa carrière, la détermination et le courage qui le caractérisent le récompensent dès le mois suivant.
La consécration arrive en février. Il s'impose au Tournoi de Paris avec panache et une efficacité technique redoutable, écartant notamment l'Italien Giorgio Vismara en seulement 58 secondes lors de sa demi-finale, avant de battre le Cubain José Gonzalez en finale.